Portrait de Míkis Theodorákis

1925 2021

Portrait · Heinrich Klaffs · CC BY-SA 2.0
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Míkis Theodorákis

compositeur ou compositrice, personnalité politique, compositeur ou compositrice de musique de film · Grèce

Repère biographique
compositeur et homme politique grec (1925–2021)
Notice synthétique issue de Wikidata
Naissance29 juillet 19251925
Décès2 septembre 20212021
Repère du catalogue+17,6 anspar rapport à l’âge moyen

Biographie

Son parcours,
en quelques lignes.

Míkis Theodorákis (en grec : Μίκης Θεοδωράκης, de son vrai nom Μιχαήλ Θεοδωράκης / Michaḯl Theodorákis) est un compositeur et homme politique grec né le 29 juillet 1925 sur l’île de Chios en Grèce et mort le 2 septembre 2021 à Athènes.

Il est particulièrement connu pour ses chansons (Sto Perigiali, Kaïmos, Une hirondelle…) et ses musiques de film (Électre, Zorba le Grec, Z, Serpico).

Sur le plan politique, il s'est distingué par son combat contre les dictatures. Membre de la résistance pendant l'occupation nazie, il est emprisonné et torturé par des agents du gouvernement au cours de la guerre civile grecque (1946-1949) en raison de son engagement au Parti communiste de Grèce (KKE). Il tient un rôle de porte-parole de l'opposition à la dictature des colonels de 1967 à 1974, ce qui lui vaut d’être arrêté. Il milite à gauche, notamment avec le KKE, jusqu'à la fin des années 1980, mais en 1989 il se présente comme candidat indépendant, avec le soutien du parti conservateur Nouvelle Démocratie, afin d'aider la Grèce à sortir de la grave crise politique dans laquelle l'avaient plongé les nombreux scandales du gouvernement d'Andréas Papandréou ; il contribue ainsi à l’établissement d’une large coalition réunissant conservateurs, PASOK et gauche : il s’agit de la première fois depuis la guerre civile que le Parti communiste participe de nouveau à la gestion de l'État. En 1990, Theodorákis est élu au Parlement grec — il l’avait déjà été en 1964 et 1981 — et devient « ministre sans portefeuille auprès du Premier ministre » dans le gouvernement de Konstantínos Mitsotákis. Pendant la courte période où il est au gouvernement, Theodorákis lutte contre la drogue et le terrorisme, pour la culture et de meilleures relations entre la Grèce et la Turquie. Après avoir été pendant deux ans (1993-1995) directeur des orchestres et des chœurs de la radio grecque Ellinikí Radiofonía Tileórasi (ERT), il se retire pour l'essentiel de la vie publique tout en continuant cependant à prendre position sur divers sujets de politique générale.

Né en face de la Turquie d'une mère issue de Çeşme (Cesmé / Tschesmé) (Asie Mineure) et d'un père né à Galata, près de La Canée en Crète, Míkis Theodorákis a connu une enfance protégée dans une famille aisée, mais beaucoup de pérégrinations dans toute la Grèce — Mytilène, Céphalonie, Athènes, Patras, Pyrgos et Tripoli —, son père en tant que fonctionnaire d'État étant muté à chaque changement de gouvernement.

Extraits biographiques issus de Wikipédia en français, sélectionnés pour une lecture synthétique · licence CC BY-SA.