Portrait de Hilary Putnam

1926 2016

Portrait · Unknown author Unknown author · CC BY-SA 2.5
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Hilary Putnam

mathématicien ou mathématicienne, philosophe, professeur d'université · États-Unis

Repère biographique
philosophe et mathématicien américain
Notice synthétique issue de Wikidata
Naissance31 juillet 19261926
Décès13 mars 20162016
Repère du catalogue+10,6 anspar rapport à l’âge moyen

Biographie

Son parcours,
en quelques lignes.

Hilary Whitehall Putnam, né le 31 juillet 1926 à Chicago, en Illinois, et mort le 13 mars 2016 à Arlington (Massachusetts), est un philosophe américain. Il est une figure centrale de la philosophie occidentale à partir des années 1960, particulièrement en philosophie de l'esprit, du langage et des sciences. Il est connu pour appliquer le même degré de vigilance à l'égard de ses propres positions philosophiques qu'à l'égard de celles des autres, soumettant chacune d'entre elles à une analyse rigoureuse jusqu'à en exposer les insuffisances. Il a ainsi acquis la réputation de changer fréquemment de position.

Son œuvre se déploie sur une part importante du champ philosophique : philosophie des sciences, de la logique et des mathématiques ; philosophie de l'esprit, du langage, et de la connaissance ; métaphilosophie, éthique et politique.

En philosophie de l'esprit, Putnam est surtout connu pour avoir présenté un argument redoutable contre la thèse d'identité entre les états mentaux et les états cérébraux, fondé sur l'hypothèse de la réalisabilité multiple des propriétés mentales, et pour sa défense du fonctionnalisme, une importante théorie sur le problème du corps et de l'esprit.

En philosophie du langage, avec Saul Kripke notamment, il a développé la théorie causale de la référence et proposé une approche originale de la signification, nommée externalisme sémantique (de), et fondée sur une des plus célèbres expériences de pensée, l'expérience de la Terre jumelle.

En philosophie des mathématiques, il a développé avec W. V. Quine la thèse — dite Quine-Putnam — d'indispensabilité, un argument en faveur de la réalité des entités mathématiques.

En métaphysique, il a d'abord défendu une position appelée réalisme métaphysique, position dont il est devenu ensuite l'un des critiques les plus sévères, défendant alors une autre position, nommée par lui réalisme interne, position elle-même abandonnée en faveur d'un réalisme pragmatiste (ou « ordinaire » ou « naïf ») hérité du réalisme direct de William James, des écrits du second Wittgenstein et de ceux de John Langshaw Austin. Selon cette dernière position il s'agit de renvoyer l'étude de la métaphysique à la manière dont nous faisons l'expérience du monde, au rejet de l'idée de représentation mentale, des données des sens et des autres intermédiaires entre l'esprit et le monde.

Extraits biographiques issus de Wikipédia en français, sélectionnés pour une lecture synthétique · licence CC BY-SA.