Portrait de Julien Gracq

1910 2007

Portrait · Unknown author Unknown author · Public domain
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Julien Gracq

écrivain ou écrivaine, dramaturge, poète ou poétesse · France

Repère biographique
écrivain français
Notice synthétique issue de Wikidata
Naissance27 juillet 19101910
Décès22 décembre 20072007
Repère du catalogue+18,6 anspar rapport à l’âge moyen

Biographie

Son parcours,
en quelques lignes.

Louis Poirier dit Julien Gracq (nom de plume), né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) et mort le 22 décembre 2007 à Angers, est un écrivain français.

Si Au château d'Argol, son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, a attiré l'attention d'André Breton, c'est avec Le Rivage des Syrtes et surtout le refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951 que Julien Gracq s'est fait connaître du public. Reconnaissance paradoxale pour cet écrivain discret qui s'est effacé derrière une œuvre protéiforme et originale, en marge des courants dominants de la littérature de son époque (voire en opposition avec eux), qu'il s'agisse de l'existentialisme ou du nouveau roman. Après avoir abandonné l'écriture de fiction, Julien Gracq publie à partir de 1970 des livres qui mélangent bribes d'autobiographie, réflexions sur la littérature et méditations géographiques.

Traduites dans vingt-six langues, étudiées dans des thèses et des colloques, proposées aux concours de l'agrégation, publiées de son vivant dans la bibliothèque de la Pléiade, les œuvres de Julien Gracq ont valu à leur auteur une consécration critique presque sans équivalent à son époque.

Second enfant d'Emmanuel Poirier et Alice Belliard, un couple de commerçants aisés (qui ont eu une fille, Suzanne, née neuf ans plus tôt, et à laquelle il restera très attaché), Louis Poirier est né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil, petite ville des bords de Loire, entre Angers et Nantes, où ses ancêtres paternels sont installés depuis plusieurs siècles. Son grand-père a été boulanger, son père est mercier. Il y passe une enfance heureuse et campagnarde, expliquera-t-il plus tard, dont les premiers souvenirs sont associés à la lecture (il découvre très jeune les œuvres de Fenimore Cooper, d'Erckmann-Chatrian, d'Hector Malot, et surtout de Jules Verne, qui « a été la passion de lecture de toute [s]on enfance ») et à la présence, en arrière-plan, de la guerre, qui ne le touche pas directement, personne dans sa famille n'étant mobilisé.

En 1921, à l'issue de ses études primaires, il est envoyé à Nantes, où il devient interne au Lycée Georges-Clemenceau. Immédiatement, il se prend à détester la vie d'internat, qui lui semble pesante et odieuse.

Extraits biographiques issus de Wikipédia en français, sélectionnés pour une lecture synthétique · licence CC BY-SA.