
1915 2008
Portrait · Unknown author Unknown author · Public domainKon Ichikawa
réalisateur ou réalisatrice de cinéma, scénariste, producteur ou productrice de cinéma · Japon
réalisateur japonaisNotice synthétique issue de Wikidata
Biographie
Son parcours,
en quelques lignes.
Kon Ichikawa (市川 崑, Ichikawa Kon), né le 20 novembre 1915, à Ise, nouveau nom de Ujiyamada dans la préfecture de Mie, et mort le 13 février 2008 dans sa ville natale, est l'un des plus célèbres réalisateurs japonais.
Il réalise plus de quatre-vingts films, du milieu des années 1940 au milieu des années 2000, et, bien que peu d'entre eux soient diffusés en Occident, leur reconnaissance (nomination, parfois récompense) dans des festivals internationaux parmi les plus prisés, comme la Mostra de Venise ou le Festival de Cannes, lui valent une notoriété internationale. Son style a beaucoup varié durant sa longue carrière, mais on notera qu'il privilégie souvent les objectifs grand angle et le cinémascope pour restituer une esthétique visuelle proche du théâtre kabuki, et qu'il revient fréquemment à des thèmes pacifistes nuancés d'humour noir.
En 1933, après des études de commerce à Osaka, Kon Ichikawa trouve un emploi dans la section animation de la société Jenkins-Osawa, à Kyoto, où il devient ensuite assistant de réalisateurs tels que Tamizō Ishida, Yutaka Abe et Nobuo Aoyagi.
Au début des années 1940, les studios Jenkins-Osawa fusionnent avec les sociétés de production Tōhō et Photo Chemical Laboratories (P.C.L.). Kon Ichikawa rejoint Tokyo à cette occasion. Il y rencontre Natto Wada (和田 夏十, Wada Natto, parfois transcrit en Natsuto Wada), alors traductrice pour la Tōhō, qui devient sa femme et écrit les scénarios de la plupart de ses films réalisés entre 1949 et 1965.
En 1946, la Tōhō lui donne l'occasion de réaliser un premier film, La Fille du temple Dojo, une animation tournée avec des marionnettes et adaptée d'une pièce de bunraku.
Kon Ichikawa ne présente pas le script du film au comité de censure de l'occupant américain avant de le réaliser (peut-être parce qu'il avait peu de chances d'être accepté, les thèmes trop « médiévaux » étaient généralement rejetés) ; en conséquence, les autorités américaines confisquent les bobines, empêchant la diffusion du film qui, longtemps perdu — on l'a cru détruit — est désormais retrouvé et conservé, notamment par la Cinémathèque française.
Extraits biographiques issus de Wikipédia en français, sélectionnés pour une lecture synthétique · licence CC BY-SA.
.jpg?width=720)

.jpg?width=720)
